Œuvres traduites de l’arabe par Abdellatif Laâbi


Instructions, à l’intérieur

Poèmes, de Ashraf Fayad ; Le Temps des cerises, 2016.

Ashraf Fayad

Né à Gaza en 1980, Ashraf Fayad est un poète et artiste palestinien vivant en Arabie Saoudite. Des extrémistes religieux l’ayant accusé d’avoir écrit des poèmes athées, il a été condamné à mort en novembre 2015. Une campagne internationale s’étant engagée en sa faveur, cette peine a été commuée en février 2016 en huit ans de prison et huit cents coups de fouet.
L’action se poursuit pour que soit libéré Ashraf Fayad.

 


La joie n’est pas mon métier

Poèmes, de Mohamed Al-Maghout ; Editions de la Différence, « Orphée »,
2013 (nouvelle édition).


Lettre aux deux sœurs

Récit, de Issa Makhlouf ; éditions José Corti, 2008.


Insomnie des anges

Poèmes, de Aïcha Bassry ; éditions Marsam, Rabat, 2007.


La Poésie marocaine. De l’indépendance à nos jours

Anthologie, Editions de la Différence, 2005.

anthologie poesie

Avec cette anthologie, nous accédons à un continent poétique en grande partie inexploré. Si l’on excepte le nombre restreint des auteurs écrivant directement en français ou traduits de l’arabe et publiés en France, la plupart de ceux ici représentés restaient à découvrir. L’événement est d’autant plus significatif qu’aucune anthologie de ce type n’avait été consacrée jusqu’à nos jours à l’un des pays du Maghreb ou à un autre pays du monde arabe (la Palestine exceptée). Dans un contexte historique où ce monde, en proie à ses démons, focalise les peurs et subit tant de malheurs, ce livre vient à point nommé pour nous révéler l’autre versant d’une telle réalité, celui où campent justement les poètes pour livrer leurs propres batailles. À cet égard, la poésie marocaine aura été, à n’en pas douter, exemplaire. Face à l’arbitraire et à l’absolutisme, elle a constitué un pôle de désobéissance éthique et de résistance sans faille. Face aux fermetures identitaires, elle a défendu et illustré avec confiance les vertus du pluralisme linguistique. Face au carcan des traditions (littéraires y comprises), elle a réussi à sa manière, et en l’espace de quelques décennies, à condenser de façon saisissante l’aventure de la poésie moderne.

M. Abdelghani, M. Achaâri, Y. Adnane, M. Akhrif, A. Assid, M. Assimi, A.S. Azaykou, A. Balbadaoui, A. Barakat, A. Bassry, A. Benjelloun, T. Ben Jelloun, W. Benmoussa, M. Bennis, M. Bentalha, A. Bouali, A. Bouanani, J. Boudouma, S. Bousrif, M.-K. Guennouni, A. Hamrouch, I. Issa, M. Kadiri, M. Khaïr-Eddine, A. Khatibi, A. Laâbi, M.A. Lahbabi, W. Lamrani, A. Lemsyeh, M. Loakira, R. Madani, M. Maïmouni, T. Majdouline, Z. Mansouri, A. Mejjati, D. Meliani, D. Mesnaoui, M. Mestaoui, Z. Morsy, R. Moumni, H. Nejmi, M. Nissabouri, E. Ouassat, H. Ouezzani, M.A. Rabbaoui, A. Rajiî, M. Sebbagh, M. Serghini, A. Tabbal, K. Zebdi, A. Zrika.


Fragments d’eau

Poèmes, de Aïcha Arnaout ; Al Manar, 2003.

Fragments d'eau

 

 

 

 

 

 


L’Impossible Bleu

Poèmes, de Qassim Haddad ; édition trilingue arabe-français-anglais, avec des photos de Saleh al-Azzaz, © Saleh al-Azzaz, Riyad, 2000.

Qasim Haddad est un des poètes arabes majeurs. Vivant au Bahrein, il anime depuis de nombreuses années un site internet consacré à la poésie arabe classique et moderne. Ce site est une véritable somme en la matière, unique dans son genre.


Chant pour le jardin de l’eau

Poème, de Mohammed Bennis ; Les Petits Classiques du grand pirate, 2000.


Loin du premier ciel

Poème, de Saadi Youcef ; en collaboration avec Jabbar Yassin Hussin, Farouk Mardam-Bey et Habib Tengour ; Sindbad/Actes Sud, 1999.


Ni vivant ni mort

Poèmes, de Faraj Bayrakdar ; Al Dante, 1998.


Bougies noires

Poèmes, d’Abdallah Zrika ; Editions de la Différence, « Le Fleuve et l’écho », 1998.


Retour à Haïfa, et autres nouvelles

Roman et nouvelles, de Ghassan Kanafani ; en collaboration avec Jocelyne Laâbi ; Sindbad/Actes Sud, 1997.


La joie n’est pas mon métier

Poèmes, de Mohamed Al-Maghout ; Editions de la Différence, « Orphée », 1992.


Les Oiseaux du retour

Contes de Palestine, bilingue arabe-français ; en collaboration avec Jocelyne Laâbi ; Messidor/La Farandole, 1991.


L’Espace du Noûn

Poèmes, de Hassan Hamdane ; en collaboration avec Leïla Khatib ; Messidor, 1990.


La Poésie palestinienne contemporaine

Anthologie, Messidor, 1990 ; Le Temps des cerises et Maison de la poésie Rhône-Alpes, 2002.

poesie palestinienne

Que reste-t-il au poète quand la terre lui est retirée, quand lui-même est transformé en fantôme, quand on lui désigne une simple négativité comme condition de son existence ? Il est rare qu’une poésie prenne ainsi forme entre terre et ciel. C’est dire combien la tâche des poètes palestiniens est complexe, presque inédite. Ils ne peuvent écrire qu’avec ce qu’on leur a usurpé. Le monde est pour eux celui qu’ils ont à réinventer en partant du plus enfoui et du plus douloureux en eux, d’une familiarité, hélas obligée, avec la mort. Mais faut-il rappeler que c’est dans cette précarité, justement, que la poésie acquiert toute sa signification et, pourquoi pas, son utilité? Les poètes palestiniens sont peut-être des poètes de l’urgence, mais l’urgence qui est la leur n’est pas celle qui s’arrête à la cause immédiate du poème. C’est une urgence de la poésie.


Plus rares sont les roses

Poèmes, de Mahmoud Darwich ; Editions de Minuit, 1989.


Je t’aime au gré de la mort

Poèmes, de Samih Al-Qassim ; Unesco/Editions de Minuit, 1988.


Autobiographie du voleur de feu

Poèmes, de Abdelwahab Al-Bayati ; Unesco/Actes Sud, 1987.


Soleil en instance

Roman, de Hanna Mina ; Unesco/Editions Silex, 1986.


Rien qu’une autre année

Poèmes, de Mahmoud Darwich ; Unesco/Editions de Minuit, 1983.

rien qu'une autre


Rires de l’arbre à palabre

Poèmes, d’Abdallah Zrika ; L’Harmattan, 1982.