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Le Principe d'incertitude, La Différence, 2016.

 

L'Arbre à poèmes, anthologie personnelle 1992-2012, préface de Françoise Ascal. Editions Gallimard, 2016.

 

La Saison manquante, suivi de Amour jacaranda, La Différence, 2014. Avec 13 encres de Claude Margat.

amourjacaLa Saison manquante et Amour jacaranda ont une troublante gémellité. Aucun thème n'est fermé sur lui-même. Ils s'ancrent au plus intime de la condition humaine. Il en va ainsi des métaux rares de l'amour, qui ne peuvent se fondre que dans le creuset où la vie et la mort connaissent la même transmutation. Il en va ainsi du combat incessant pour la liberté qui, sous peine de se scléroser, devra se faire impertinent et, pourquoi pas, jouissif. L'inattendu cher à l'auteur prend ici un tour paradoxal : il consiste en une sorte de fraîcheur de la maturité.

 

Zone de turbulences, La Différence, 2012.

zzonQuelle est cette « zone de turbulences » objet du nouveau livre d'Abdellatif Laâbi ? L'intérieure, à laquelle l'œuvre de ce poète nous a régulièrement conviés ? Celle que traverse aujourd'hui, avec des heurs et malheurs, l'humaine condition ? Celle où notre planète se trouve emportée et dont le dérèglement climatique est un des signes les plus patents ? Pour pertinents qu'ils soient, ces questionnements n'épuisent pas la matière ample, presque démesurée, de ce livre où la poésie reprend parmi ses droits premiers celui de narrer l'aventure humaine en vue de la transmettre. La langue, pour ce faire, brasse différents registres, de l'aphorisme au trait d'humour, de l'indignation abrasive jusqu'au chant aux résonances de cantique.

 

Œuvre poétique II, La Différence, 2010.

Dans sa préface à l’Œuvre poétique 1, publiée précédemment par les Éditions de la Différence, Jean-Luc Wauthier aboutissait à l’appréciation suivante : « L’œuvre de Laâbi forme une continuité spirituelle qui exige d’être prise dans sa globalité fondatrice. » C’est donc en bonne logique que ce deuxième volume voit le jour. Y sont repris les recueils que le poète a produits depuis le début des années quatre-vingt-dix jusqu’au milieu de la présente décennie. En usant de la métaphore de l’arbre, on pourrait affirmer que le volume 1 est celui où, de cet arbre, nous ont été révélées les racines profondes, enchevêtrées, ainsi que la nature de la terre humaine qui les a nourries. Avec le second, c’est à la fois sa stature réelle, sa frondaison, ses fruits doux-amers et jusqu’à l’ombre qu’il dispense qui nous deviendront familiers.
S’il y a une force évidente de la poésie de Laâbi, c’est qu’elle parle immédiatement, de l’intérieur, à celui qui l’accueille. La seule matière dont elle est pétrie, c’est l’humain qui n’est étranger à personne. Et c’est par cette proximité-là, et non au moyen d’un art qui n’a d’autre finalité que lui-même, qu’elle touche à l’universel.

 

Tribulations d'un rêveur attitré, La Différence, 2008.

 

Mon cher double, La Différence, 2007.

 

Œuvre poétique I, La Différence, 2006.

Avec ce premier volume des œuvres d’Abdellatif Laâbi, éditées ici selon l’ordre chronologique, le lecteur va pouvoir suivre enfin la genèse et le déploiement d’un destin poétique hors norme, marqué au fer rouge de l’Histoire. Si un tel destin a pu toucher, au cours des trente dernières années, un lectorat de plus en plus large et fervent, ce n’est pas simplement par la charge des épreuves et la levée des espérances qu’il a su faire partager, mais plus encore par une parole prégnante qui permet au poète d’atteindre la juste mesure de vérité touchant à l’universel. Pétrie d’oralité, incandescente, syncopée, toujours travaillée avec la minutie d’un artisan créateur, la langue d’Abdellatif Laâbi tranche à l’arrivée par cette simplicité déconcertante grâce à laquelle on reconnaît qu’une voix singulière hante à son tour les sentiers de l’aventure ininterrompue de la poésie.

 

Ecris la vie, La Différence, 2005. Repris dans Œuvre poétique II.

 

Ruses de vivant, accompagné de dessins de Mohammed Kacimi, Al Manar, 2004. Repris dans Œuvre poétique II.

Mohammed Kacimi et Abdellatif Laâbi

 

Les Fruits du corps, La Différence, 2003. Repris dans Œuvre poétique II.

D’aucuns s’étonneront de cette veine érotique chez un poète dont ils ont eu tendance à réduire l’œuvre à l’expérience de l’enfermement et aux accents de la profération. Peut-être m’ont-ils mal lu jusqu’à maintenant ou m’ont-ils lu selon ce qu’ils attendaient de moi. Pourtant, imprévisible, je le suis depuis longtemps, non par coquetterie intellectuelle, mais par déontologie oserais-je dire : remise en question permanente, quête de formes nouvelles, exploration minutieuse de l’inépuisable champ de la littérature.
Qu’on ne fasse donc pas semblant de s’étonner. Avec Les Fruits du corps, impossible de passer à côté de l’un des leviers de ma propre matière littéraire : l’amour dans toutes ses acceptions, l’appréhension sensible et sensuelle des êtres et de tout ce qui peuple l’univers. Ce livre se dresse contre l’hypocrisie et le consumérisme. Il chante à voix basse l’apothéose de l’union des corps, dans la douce-violente folie d’aimer.

 

L’automne promet, La Différence, 2003. Repris dans Œuvre poétique II.

Ecrit entre 1999 et 2002, L’automne promet se déroule comme un journal intime et public à la fois. Cette forme souple et inhabituelle en poésie m’a permis de mettre en correspondance dans un nouveau registre deux éléments permanents de ma démarche : la quête intérieure et le souci de la condition humaine. Les interrogations sur l’identité, l’exil, le sens d’une vie sont ainsi situées dans l’espace et le temps. L’histoire immédiate avec son cortège d’incursions barbares relie ces questionnements à la marche de l’humanité, à ses impasses et aux menaces qui pèsent sur elle. Mais dans ce recueil, l’ironie, parfois l’autodérision, sont là pour maintenir la lucidité qui reste compatible avec l’espoir.

 

Petit Musée portatif, dessins de Abdallah Sadouk, préface de Françoise Ascal, Al Manar, 2002

Tableau de Abbes Saladi, coll. privée

 

Poèmes périssables, La Différence, 2000. Repris dans Œuvre poétique II.

Quel est ce périssable, en poésie, qui la met au niveau de toutes les autres œuvres humaines ? Même si la question n’est pas formulée, le facétieux du titre en tient lieu.
Après Fragments d’une genèse oubliée, poème-livre au souffle épique, disons-le sans rougir, j’ai éprouvé le besoin de souffler, de ramener la parole au registre du murmure, du bruissement de l’être, de serrer la vision pour la braquer sur tous les éphémères. Ayant lu ce recueil, une amie (Huguette Devalière) m’a écrit ceci, qui me comble par sa complicité :
« L’art de la phrase coupée en quatre. Quelques mots à peine cuits autour d’un émincé d’idée débarrassé de toute matière grasse… Il y a comme une urgence de l’époque à sauver les insignifiances, les plaisirs minuscules, les destins ordinaires. On est devenu des ramasseurs de miettes, on picore dans l’angle aigu de l’âme. On rassemble la glanure des frissons, des sensations élémentaires, des joies simples qu’on s’applique à moudre en farine légère… On en a fini avec toutes les vastitudes où l’humanité s’est fourvoyée. On revient aux valeurs sûres : les fourmis, les petits pois, la naissance des seins. On suit les cailloux blancs d’un sentier qui ramène à la maison. On a dix mille ans dans les jambes. »

 

Fragments d'une genèse oubliée, Paroles d'aube, 1998. Repris dans Œuvre poétique II.

Je n'ai pas envie de défendre, encore moins d'expliciter ces Fragments d'une genèse oubliée, de participer à cette supercherie qui consiste à faire croire que le poète est maître à bord de ses écrits, qu'il en détient toutes les clés et peut à loisir en dévoiler les arcanes.
Il arrive qu'un poète se trouve désemparé devant le texte qu'il vient d'achever au lieu d'en ressentir quelque soulagement ou plaisir. Ce sentiment est encore le mien aujourd'hui.
Je sais par contre que ce livre m'a déjà poussé vers d'autres territoires de l'écriture où la quête de soi et du monde ne pourra qu'être plus exigeante. Il a donc réalisé son effet d'ébranlement.
Avis au lecteur qui cherche dans un texte autre chose que la confirmation ou le bercement.

 

Le Spleen de Casablanca, La Différence, 1996. Repris dans Œuvre poétique II.

 

L'Etreinte du monde, La Différence, 1993. Repris dans Œuvre poétique II.

 

Le soleil se meurt, La Différence, 1992 .Repris dans Œuvre poétique II.

 

Tous les déchirements, avec dessins originaux de Jean Bazaine, Messidor, 1990 (épuisé). Repris dans Œuvre poétique I.

 

L'Ecorché vif, L'Harmattan, 1986 (épuisé). Repris en partie dans Œuvre poétique I, et dans Pourquoi cours-tu après la goutte d'eau ?

 

Discours sur la colline arabe, L'Harmattan, 1985 (épuisé). Repris dans Œuvre poétique I.

 

Sous le bâillon le poème, L'Harmattan, 1981 (épuisé). Repris dans Œuvre poétique I.

 

Histoire des sept crucifiés de l'espoir, La Table rase, 1980 (épuisé). Repris dans Œuvre poétique I.

 

Le Règne de barbarie, Seuil, 1980 (épuisé). Repris dans Œuvre poétique I.

 

 

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